Fiscalité des marchands de biens
TVA sur marge, délais de revente, qualification des travaux, gestion des stocks et provisions.
Nous assistons marchands de biens, promoteurs, investisseurs professionnels et utilisateurs (immobilier d’exploitation) sur :
TVA sur marge, délais de revente, qualification des travaux, gestion des stocks et provisions.
TVA immobilière, cessions de lots, SCCV/SAS de projet, affectation des charges, prix de revient.
Inscription, BIC au réel, amortissements, incidences sociales, bascule LMP/LMNP.
Travaux, livraisons à soi-même, options à la TVA, locaux pro/mixtes, para-hôtelier.
Schéma bailleur/preneur (baux pro/commerciaux intra-groupes), déductibilité des loyers, refacturations, conventions de services.
TVA immobilière : lorsqu’elles sont réalisées par un assujetti agissant en tant que tel, les ventes de terrains à bâtir et d’immeubles achevés depuis cinq ans au plus sont soumises de plein droit à la TVA ; au-delà de cinq ans, la vente est exonérée, sauf option pour la taxation. La TVA est calculée sur la marge, et non sur le prix total, lorsque l’acquisition du bien par le vendeur n’a pas ouvert droit à déduction (article 268 du CGI), par exemple pour un lotisseur qui revend des terrains à bâtir achetés à un particulier. Le cabinet vérifie, opération par opération, le régime applicable et le calcul de la base imposable.
Revenus fonciers (location nue) : en dessous de 15 000 € de loyers annuels, le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % ; au-delà, ou sur option, le régime réel permet de déduire les charges, les intérêts d’emprunt et les travaux (entretien et amélioration, jamais la construction ou l’agrandissement). Un déficit foncier hors intérêts s’impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an (21 400 € pour certains travaux de rénovation énergétique, sous conditions). Le cabinet chiffre les deux régimes avant que vous optiez, car l’option pour le réel engage sur trois ans.
Location meublée (LMNP/LMP) : en longue durée, le micro-BIC s’applique jusqu’à 77 700 € de recettes avec un abattement de 50 % ; pour un meublé de tourisme non classé, le plafond tombe à 15 000 € et l’abattement à 30 %. Le régime réel autorise l’amortissement du logement et du mobilier ; pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits en LMNP sont pris en compte, sous conditions, dans le calcul de la plus-value. Le statut de loueur professionnel (LMP) s’applique dès que les recettes dépassent 23 000 € et les autres revenus d’activité du foyer, avec des conséquences sociales et sur les plus-values.
Travaux réalisés par le locataire : un aménagement payé par le preneur peut constituer un revenu imposable pour le bailleur. Lire quelle imposition pour le bailleur quand le locataire réalise des travaux.
Revenus de sociétés immobilières (SCI/holding) : distributions, comptes courants, pactes d’associés, conventions d’occupation/frais.
Plus-value immobilière : la résidence principale est exonérée ; pour les autres biens, la plus-value est imposée à 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattement pour durée de détention (exonération d’impôt sur le revenu au-delà de 22 ans, de prélèvements sociaux au-delà de 30 ans). Une taxe supplémentaire de 2 à 6 % s’applique lorsque la plus-value imposable dépasse 50 000 €. Les travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration majorent le prix d’acquisition s’ils sont justifiés par des factures : le dossier de preuve se construit avant la vente, pas après. Les non-résidents doivent parfois désigner un représentant fiscal.
Exemple pédagogique (fictif) : un appartement toulousain acheté 200 000 € et revendu 280 000 € après dix ans de détention bénéficie d’un abattement de 30 % sur l’impôt sur le revenu (6 % par an de la sixième à la dixième année) et de 8,25 % sur les prélèvements sociaux ; avant même la prise en compte des frais d’acquisition et des travaux, la plus-value taxable passe de 80 000 € à 56 000 € pour l’impôt sur le revenu.
Succession/Donation : démembrement, pactes familiaux, apports à SCI, soulte. Voir la page fiscalité patrimoniale pour les abattements et la transmission.
IFI : dû lorsque le patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 € au 1er janvier, résidence principale retenue après un abattement de 30 %. Le cabinet vérifie le calcul, les dettes déductibles, les évaluations et l’exonération des actifs professionnels.
SCI à l’IR ou à l’IS : à l’IR, la société est transparente, chaque associé déclare sa part de revenus fonciers et la revente relève des plus-values des particuliers, avec leurs abattements. À l’IS, la SCI amortit l’immeuble et paie l’impôt sur les sociétés (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles, 25 % au-delà), mais la plus-value de cession se calcule sur la valeur nette comptable et les distributions sont taxées une seconde fois. L’IS convient à une stratégie de capitalisation longue, l’IR à une détention familiale avec revente envisagée. Comparatif détaillé dans notre article SCI à l’IS ou à l’IR : avantages, pièges et revenus locatifs.
SCCV / sociétés de projet (promotion) : choix de la forme, TVA, répartition des coûts, sortie de programme.
Groupes : holding immobilière, conventions réglementées, prix de transfert immo intra-groupe.
Taxe de 3 % (valeur vénale des immeubles) : analyse d’exemption, préparation et dépôt.
Liasse SCI / DAS-2 / formulaires non-résidents : sécurisation et conformité.
Business case : loyers, charges, financement, scénarios Toulouse (quartiers Capitole, Carmes, Compans, Lardenne).
Stratégie : détention en nom propre / LMNP / SCI (IR/IS) / société commerciale (SAS/SARL) selon objectifs (cash-flow, transmission, revente).
Clauses fiscales dans promesses/baux (indexation, travaux, charges récupérables, garanties).
Négociation d’investissement/cession pour optimiser la base imposable et la TVA.
Schémas de cession (actif/parts), purge plus-value, timing, documentation des travaux et des frais, représentant fiscal le cas échéant.
Pourquoi nous ?
Réunions FR/EN, documents bilingues, explications claires des règles françaises.
Prise en compte des conventions fiscales (double imposition), résidence fiscale et années de départ/arrivée.
Coordination notaire / expert-comptable / tax advisor abroad.
Sujets fréquents : non-resident capital gains, withholding, social charges (CSG-CRDS), IFI pour non-résidents, LMNP vs SCI pour non-résidents.
Quick wins
Dossier travaux solide = plus-value optimisée.
Amortissements LMNP correctement paramétrés = cash-flow sécurisé.
IFI : dettes/évaluation documentées = risques réduits.
TVA para-hôtelière maîtrisée = requalification évitée.
Quatre situations typiques. Dans chacune, l’intervention suit le même ordre : comprendre votre objectif, chiffrer les options, documenter le choix retenu pour qu’il tienne face à l’administration.
Situation : nom propre, LMNP, SCI à l’IR ou à l’IS, ou société commerciale. Ce que fait le cabinet : une note d’arbitrage chiffrée sur la durée de détention prévue (imposition des loyers, trésorerie disponible, fiscalité de la revente, transmission). Étape suivante : la rédaction ou la relecture des statuts et des clauses fiscales de l’acte avec votre notaire.
Situation : résidence secondaire, bien locatif, terrain, parts de SCI. Ce que fait le cabinet : calcul de la plus-value et des abattements, reconstitution du dossier travaux, analyse des exonérations, choix entre cession de l’immeuble et cession des parts, désignation du représentant fiscal pour les non-résidents. Étape suivante : un calendrier de cession et les pièces à remettre au notaire.
Situation : marchand de biens, promoteur, lotisseur, loueur en meublé professionnel. Ce que fait le cabinet : sécurisation de la TVA (sur marge, sur option, livraison à soi-même), qualification des travaux, suivi des engagements de revente, para-hôtellerie. Voir notre analyse sur la TVA sur la marge et la cession gratuite à la commune. Étape suivante : une consultation écrite qui documente la position retenue, utile en cas de contrôle.
Situation : demande de renseignements, avis de vérification, proposition de rectification portant sur des loyers, des travaux déduits, une plus-value ou une TVA immobilière. Ce que fait le cabinet : réponse argumentée dans les délais, production des justificatifs, négociation puis contentieux si nécessaire. Détail sur la page contrôle et contentieux fiscal. Étape suivante : une première consultation, au cabinet ou en visioconférence, selon les modalités d’honoraires du cabinet.